Soirée Riesling : Alsace et Rheingau

L’issue du combat avait été dévoilée d’entrée par le président André Fricker : le duel entre les vins d’Alsace et les vins du Rheingau ne ferait pas de victime. Les membres du Club des Alsaciens et les autres hôtes, amis ou membres de clubs partenaires se préparaient donc avec fébrilité et pour une fois avec une étonnante bonne humeur à l’ouverture d’hostilités franco-allemandes . Après un salut amical à François Lenhardt du restaurant La Maison des Tanneurs à Strasbourg et à Gérard Staedel, le président de l’Union internationale des Alsaciens, les duellistes entrent sur le ring.

À gauche, mesdames et messieurs, Theresa de l’écurie Georg Breuer, vigneronne et fille de vigneron à Rüdesheim, tradition allemande plutôt sur sol schisteux, rive droite, la candidate du nord. À droite, Christian de l’écurie Emile Beyer, vigneron et fils de vigneron à Eguisheim, terroir alsacien plus calcaire, rive gauche, le candidat du sud. Au milieu, pour nous aider à départager les combattants, la cuisine de Michel Ofen, qui nous accueillait dans une salle en blanc immaculée au restaurant Golfhaus de Bad Homburg. Les présentations sont faites, coup de gong.

Premier round avec un tartare de thon et asperges, arrosés de deux rieslings jeunes, 2017 tous les deux. Présentation des vins, de leurs particularités, de leurs terroirs, de leur histoire, et on attaque. Mais pourquoi pas un muscat avec les asperges me souffle mon voisin ? Mais voyons c’est une soirée riesling ! Ah, OK. Une petite pause permet à la maison de gérer les 49 couverts servis en parallèle ce soir et le gong du deuxième round sonne avec l’arrivée du loup (celui qui nage pas celui qui fait peur aux enfants) et d’un petit risotto arrosé de riesling bien sûr, un peu plus mûr cette fois. Pas mauvais me souffle ma voisine. Tiens, c’est plus un voisin ! Je n’en suis pourtant qu’au deuxième verre, je vais faire attention… Passons donc, les présentations du troisième vin et du troisième plat arrivent : une poularde de Bresse à la sauce aux morilles arrosée, surprise… d’un pinot noir. Eh oui, car parfois la cuisine impose ses règles. Ce n’est pas la viande qui fait le vin, nous apprend Theresa Breuer c’est la sauce ! Alors pinot noir avec les champignons. Les convives discutent activement, tournent leur verre à la lumière comme des professionnels. En tous cas, l’ambiance est bonne. Il faut dire que cette fois, le Club des Alsaciens a avancé la partie conviviale de la rencontre au moment du repas. Dernier round en vue, pour ceux qui voient encore, le dessert : un fondant au chocolat sur carpaccio d’ananas arrosé, cette fois tout le monde l’attendait, le gewurztraminer. Merveilleux tout cela.

Le bilan est évidemment positif. La cuisine était savoureuse, les vins au total très divers et je ne résiste pas à vous donner et vous expliquer mon palmarès. Le gagnant est donc ...

 

Marc de la Fouchardière

 

Laßt schwärmen uns vom Riesling,
von seiner frischen Art,
vom König unsrer Weine,
der Glanz und Ruhm bewahrt.
Die Sinne zu entfalten
beglückt uns immerdar.
Mit einem guten Riesling
wird uns ein frohes Jahr.
(Otto Wilms)

Soirée Riesling - also ein „Abend mit Wein“
im Golfhaus Restaurant Bad Homburg sollte es sein.
Die Einladung sagte, am 8. November 2018 kehren wir ein.


Das Menue begann mit Thunfischtartar an grünem Spargelsalat,
unseren Gastgebern gelang der Spagat
mit dem Riesling von nah und dem Riesling von fern,
Georg BREUER 2017 Estate Rüdesheim und Emile BEYER 2017 Tradition tranken wir gern.
 Ein Schwätzchen hier, ein Lachen dort,
unsere Gastgeber hielt es nie lange an einem Ort. Von Tisch zu Tisch da zogen sie, um uns zu erzählen wann und wie das alles begann bis irgendwann der Wein vom Glas in die Kehle rann.
Weiter ging es mit Loup de Mer und Safran Risotto, wieder mit Riesling - denn das war das Motto.
Doch vom Weingut Georg BREUER gab’s kein „Berg Roseneck“ der „Berg Rottland“ erfüllte den Zweck.
Aber auch  der Emile BEYER - 2014 Eichberg Grand Cru gesellte aus dem Elsass sich dazu.
 
„Bist Du schon satt?“
“Das war lecker“. „Wie fandest Du den?“ “Der war matt !“
„Was sind die Geschmäcker  doch verschieden!“ Zum Glück konnte das keinen wirklich betrüben.
Auf Fisch folgt Fleisch - genauer Geflügel.
Iss nicht so viel, reiß dich am Zügel,
äh Riemen mein ich, denn Bressepoularde mit Morchelsoße, Kartoffelgratin und Zuckerschoten
gehört bei der Menge fast schon verboten.
Dazu gab‘s,  Ihr könnt’s erraten?,
Georg BREUER - 2016 Spätburgunder - Pinot Noir
und Emile BEYER - 2016 Eguisheim Pinot Noir
aus Bacchhus Garten.
„Oooh... war das gut,
doch fürchte ich, es verläßt mich der Mut.“
Auf dem Menue - ich hab es gesehen-
steht Fondant au Chocolat auf Ananas Carpaccio,
wie soll das gehen?
Ich bin so satt, drum mag ich nimmer,
aber Schoki, denk ich, die geht IMMER !
Auch hierzu, wie kann es anders sein,
gab es Georg BREUER - 2007 Berg Rottland Auslese Goldkapsel und Emile BEYER - 2007 Gewurztraminer Vendanges Tardives, also gab es WEIN !

Das 1880 gegründete Weingut Georg Breuer befindet sich in Rüdesheim am Rhein mit Weinbergen in Rüdesheim und Rauenthal im Rheingau.
Bewirtschaftet werden 34 Hektar Weinberge in Rüdesheim (27ha) und Rauenthal (7ha) im Rheingau, darunter 62% Steillagen.
Rebsorten: 81% Riesling, 10% Spätburgunder, 4% Grauburgunder, 5% Weißburgunder, Orléans und Heunisch.

Das 1580 gegründete Weingut Emile Beyer befindet sich in Eguisheim im Elsass mit Weinbergen um Eguisheim herum.
Bewirtschaftet werden Pfersigberg mit 74.55 Hektar, Eichberg mit 57.62 Hektar und Hohrain.

Sabine Wellmann